Archive pour février 2009

L’identité plus que tout

 

source= jurvetson

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Avec un peu de recul, suite à la rédaction du billet Apprendre à se connaître, j’en conclu que la question centrale pour le développement d’un Saint-Roch techno (ou plutôt un Québec techno avec Saint-Roch comme terrain de jeu…), c’est l’identité collective. Il faut plus que tout, à ce stade:

  • Savoir ce qui se fait à Québec dans toutes les sphères de la techno liées de près ou de loin à la création.
  • Se rencontrer.
  • Développer un esprit d’appartenance.
  • Entretenir cet esprit.

Je vais donc centrer une bonne partie de mes efforts là-dessus: recueillir et diffuser un maximum d’informations sur ce qui se fait et se pense ici dans le domaine de l’innovation et de la création techno/électro/numérique. 

Svp envoyez vos communiqués et vos RSS.

Si quelqu’un a une solution très légère de répertoire pour les forces vives en création numérique à Québec (individus, groupes, entreprises, recherche, etc.), svp manifestez-vous. Ça serait utile à tout le monde.

250 visites plus tard…

stats du site vers 18h00

stats du site vers 18h00

Merci à toutes et à tous! Au moment de fermer définitivement les paupières sur cette journée, Orientation 4 a reçu 250 visites (update: 260). Pas mal pour un début et pour un réseau qui reste à bâtir. Évidemment, la moyenne ne se maintiendra pas à ce niveau. Mais ça prouve qu’il y a de l’intérêt dans l’air.

Parmi les commentaires reçus, je suis content de l’appui de Carl-Frédéric de Celles, dont l’efficacité semble être la marque de commerce. Il n’y a qu’à voir sa présentation du 16 février dernier (Orientation 4, à 15min 20sec) pour en avoir la preuve.

Cela faisait également plaisir d’avoir des nouvelles des gens de robotique et de génie électrique de l’Université Laval. Notamment de Denis Laurendeau, qui dirige ici, à Québec, le plus important laboratoire de vision numérique au pays, en terme de nombre de chercheurs. Denis et son équipe touchent autant à la captation 3D, à la réalité virtuelle, qu’à l’analyse de mouvements humains et aux systèmes robotisés. Il faut savoir que l’équipe de l’ITI-CNRC à Ottawa, reconnue dans le monde pour avoir scanné la Joconde et réalisé le scanneur de la navette spatiale, a en partie été formée à Laval et entretient toujours des liens étroit avec l’équipe de Laurendeau.

Sinon, d’autres commentaires m’ont fait réalisé qu’il nous faudrait un répertoire des ressources du milieu. Je me retrouve avec des CV dont je ne sais trop que faire.

Merci encore!

Le blog Orientation 4 prend officiellement son envol

source= robots.net

source= robots.net

Québec, le 27 février 2009

Orientation4.com débute officiellement ses activités, avec la parution d’une entrevue réalisée avec Louis Leclerc, « rassembleur d’idées » pour Saint-Roch technoculture.

Au fil des prochaines semaines s’ajouteront de nouvelles entrevues avec différentes personnes susceptibles de stimuler la réflexion sur ce projet. En parallèle, des grappillages d’informations viendront sporadiquement enrichir le site.

Malgré tout le secret dans lequel ce blog était maintenu depuis une semaine il s’est attiré un nombre surprenant de visites. Au plaisir de vous compter désormais parmi ses lecteurs.

Toute suggestion d’amélioration est bienvenue. Toute idée innovante pour Saint-Roch technoculture est fortement souhaitée. Toute initiative communautaire liée au domaine numérique sera appuyée. Alors svp manifestez-vous, sur ce site ou ailleurs.

Merci de diffuser l’information

François X Côté
Écrivain et concepteur
franccote@gmail.com
www.orientation4.com

Apprendre à se connaître

source= Christopher Chan

source= Christopher Chan

Il est difficile de bloguer sur un sujet sans le connaître. Or, bien peu de choses ont filtré à ce jour du projet Saint-Roch technoculture. Avant d’aller plus loin avec ce site, il était impératif de dresser un état de la question.

Je me suis donc adressé au principal intéressé, M. Louis Leclerc, mandaté par la Ville de Québec pour piloter le dossier. M. Leclerc s’est ouvert avec beaucoup de détails sur l’ensemble du projet. Ceci laisse entendre qu’à ce stade, Saint-Roch technoculture est davantage marqué par un manque de temps et de ressources que par une quelconque stratégie de mutisme, comme certains le craignaient. N’empêche, il ne faudrait pas que cette difficulté d’accès s’installe. Les bonnes intentions de M. Leclerc et du maire seraient alors systématiquement court-circuitées par l’actuelle logique de surcharge de travail et d’urgence, qui laisse peu de place à l’échange et à la maturation des idées. Disons seulement que Louis Leclerc a été engagé le 22 décembre pour mener une consultation, synthétiser le projet et l’annoncer le 16 février

Si un tel contexte de « réflexion » et de « consultation » se poursuit, le rêve de faire de Saint-Roch un haut lieu de la culture numérique risque de tomber à plat. À ce jour, la principale force de Saint-Roch technoculture est la communauté d’intérêt qui s’est spontanément créée à son annonce. Sauf que cette communauté, à quelques exceptions près, a l’impression de regarder passer la parade. Et certains se demandent s’il ne faudra pas hacker le projet pour se l’approprier. Or, sachant que le demi-échec de la revitalisation de Saint-Roch tient notamment à un problème d’appropriation, il vaudrait mieux sortir dès que possible d’une telle logique de polarisation. D’une part, tout le monde veut que ça marche, d’autre part Saint-Roch technoculture ne pourra pas tout prendre sur son dos. Il faudra donc que des initiatives spontanées voient le jour, certes, mais aussi que le projet devienne plus participatif.

Le quartier le plus fou au pays pourrait être une sorte de SAT étendue à l’ensemble d’un quartier et gérée comme un wiki: une plateforme urbaine d’expérimentation et d’échange ancrée dans la mouvance. Mais pour que des visions de ce type se concrétisent, il faudrait dès maintenant placer l’échange au cœur du projet, et non en périphérie, comme c’est le cas présentement. On ne va pas se refaire le Domaine des dieux en version « réalité augmentée ».

La question, au fond, est peut-être de se demander si l’on veut l’expérience de vie de quartier la plus stimulante au Canada, ou simplement un cadre matériel flyé et suréquipé? Le quartier le plus « flyé » au pays, ça passe peut-être  par la communauté la mieux tissée, celle qui médiatise ses rapports à l’espace et aux autres d’une manière particulièrement inventive. Bref, les rencontres les plus enrichissantes au pays et les plus belles opportunités de réseautage pour les travailleurs de la culture numérique. Qu’est-ce qui vous tente le plus: une telle vision, ou des écrans plasma à tous les coins de rue alors que vous avez déjà un iPhone dans vos poches, un  SLR Canon dans la bagnole, et un projecteur HD dans le salon?

Peut-on encore lancer de telles questions? Probablement. On sent beaucoup d’ouverture de la part du mandataire du projet. Mais quelque chose me dit qu’il faut se dépêcher, avant qu’un certain technocentrisme, réflexe légitime mais dangereux dans le développement de pareils projets, ne s’implante définitivement et vienne prendre toute la place.

En 2009, un quartier ultra-flyé destiné à des techies ça s’invente en réseau. L’évolution de sa conception doit pouvoir s’observer en direct sur Twitter. Est-ce que ça passe par l’urbanisme? Pas forcément. Rendre hommage à l’intelligence et à l’information, c’est peut-être rendre plus intelligible la moindre parcelle de ce qui nous entoure, et non l’embellir, la redesigner, surtout quand on ne sait pas encore, dans le détail, où on s’en va. Le pervasive computing, ça vous dit quelque chose? L’information n’a pas besoin de paraître, elle doit être accessible. En ce sens, c’est ZAP Québec, avec sa solution toute simple d’un Québec branché Wifi murs à murs, qui a une longueur d’avance en terme de vision.

Peut-être que le défi de Saint-Roch est justement de faire contrepoids à la matérialité lourde et bien visible du bâti de la Haute ville, par une étrange immatérialité, un sixième sens qui flotterait sur tout. Le quartier le plus flyé est peut-être celui qui possédera la plus forte densité d’informations au centimètre cube. Pourquoi pas des rues entières transformées en réserves à mémoires, un quartier hanté par un esprit du lieu en constante redéfinition? Pourquoi cet a priori pour la matérialité dans un quartier dédié aux arts de l’information? Peut-être que ce qui manque le plus, sur le plan matériel, c’est d’abord un gros serveur à la bibliothèque Gabrielle Roy 2.0,  pour engranger tout ce qui se fera de captations et de créations dans le secteur. Allez savoir. Mais il faudrait discuter collectivement de ce genre d’affaires, au moins un peu.

Bref, à court terme, la grande question pour Saint-Roch technoculture semble être celle du mobilier urbain. Et si on attendait de savoir ce que nous sommes? Veut-on encore une fois embellir Saint-Roch, ou bien marquer le quartier de notre nouvelle identité? On parle d’ambitieux lampadaires, mais le risque est grand, à ce stade, de n’éclairer que l’ignorance de nous-mêmes. Quelle est la signature de Québec en arts numériques? C’est quoi l’expérience Québec? Le branding Québec? Comme si on dessinait un emballage de produit avant de savoir ce que l’on va vendre. À moins que le  nouveau mobilier serve d’abord à réfléchir notre situation, à nous renvoyer une image de nous-mêmes à coup de captations et de rétroactions, question que l’on bâtisse notre identité à travers lui?

M’enfin. Il faut d’abord se tester à coups d’événements, apprendre à se connaître. Il existe présentement un danger de diffuser du flou, de vendre du flou. Et si c’était maintenant à la communauté et non à la Ville de lancer des idées, en ligne, et de voter collectivement sur ce qui doit se réaliser?  Manquerait plus que l’on passe à côté de l’idée de communauté à une époque où on ne parle que de cela…

Que l’on me comprenne bien: cette critique se veut constructive, et elle est ouverte aux critiques. Merci au maire Labeaume pour sa vision et son intention de faire bouger les choses. Et bravo à Louis Leclerc d’avoir fait autant avec si peu. Mais, maintenant, il faut rattraper les principaux destinataires du projet qui se sentent un peu largués. Il faut relayer les échanges dans les bars et sur le Net entre ceux qui devront animer Saint-Roch d’une nouvelle vie. Remixons Québec est un bel exemple. Québec se livre et SWAFF aussi. Il y a de fortes raisons de croire que ça marchera. Mais s’il n’y a pas de réseautage, si ça ne décolle pas, cela voudra dire que le quartier n’est pas prêt, pas mature, et que tous les lampadaires LED de la planète n’y changeront rien. Bref, impliquez-vous, donnez votre opinion, c’est ce qui compte plus que tout.

Ci-dessous le résumé de l’entrevue sous forme télégraphique. On y voit que Saint-Roch technoculture ne demande pas mieux que de voir naître de nouvelles dynamiques d’échange. Reste à savoir si la machine est capable de recevoir des inputs, ou si elle ne sait fournir que des commandes.

Entrevue avec Louis Leclerc, coordonnateur de Saint-Roch technoculture

ralphbijker

source= ralphbijker

Ci-dessous un compte-rendu des principales informations retenues de ma discussion avec M. Leclerc.

UNE IDÉE DU MAIRE

  • L’idée d’un Saint-Roch revampé à la sauce techno provient du maire Labeaume. Il l’aurait développée à force de contacts avec le milieu des technologies de l’information de Québec, avant même qu’il ne devienne maire.
  • M. Labeaume a présenté sa vision à différentes occasions depuis le printemps dernier, notamment lors de l’événement Ma carrière en jeu, et lors d’une allocution à la Chambre de commerce.
  • M. Labeaume a partagé sa vision avec quelques individus (Robert Lepage, Jean-Pierre Vézina  de Ex-Machina, messieurs Rioux et Brown, respectivement de Ubisoft et de Beenox). Ils ont brainstormé ensemble, puis le maire a rédigé cinq pages rendant compte de ces échanges.
  • Les cinq pages se sont mises à circuler au sein d’un petit cercle proche du maire. La rumeur s’est répandue dans le milieu des arts et à St-Roch, sans que l’on en sache plus.

LOUIS LECLERC

  • Louis Leclerc est responsable des relations internationales au Festival d’été de Québec. Son statut actuel: prêt de services à la Ville de Québec, pour Saint-Roch technoculture. Toutefois, M. Leclerc ne semble pas avoir été dégagé de ses tâches habituelles au Festival…
  • Louis Leclerc a été l’organisateur de Ma carrière en jeu, du Sommet de la production régionale, et caresse le projet de mettre en place un festival des arts médiatiques de Québec. Ce festival pourrait tabler sur une diversités d’événements et de ressources déjà existantes.
  • Selon M. Leclerc, sa propre appartenance au Festival d’été ne témoigne aucunement d’un intérêt de la part de la ville de « booster » le Festival d’été  afin de devenir un nouveau Édimbourg sur la scène internationale. Il y a de quoi demeurer sceptique: l’exemple d’Édimbourg, dont le célèbre festival ressemble à celui de Québec, est souvent revenu lors de Québec horizon culture. Et on sait le capital politique que s’est fait le Festival d’été grâce aux Fêtes du 400e. Qui s’étonnerait que cette équipe devienne le commando d’élites d’un maire qui veut frapper vite et fort en culture au niveau international?

UN SPRINT VERS QUÉBEC HORIZON CULTURE

  • Louis Leclerc est arrivé dans le dossier au début décembre, et a été officiellement embauché le 22 décembre 2008. Son rôle était de partir des cinq pages du maire et de consulter le milieu des arts et de St-Roch, de recueillir des réactions, d’en faire la synthèse, puis de présenter une vision cohérente du projet lors de Québec horizon culture. Wow.
  • Parmi les principaux groupes consultés par Louis Leclerc: Méduse (les premiers, vu leur rôle clé dans la création numérique et leur position géographique), Productions 10e Avenue, Beenox, Ubisoft, Hôtel Pur, différents services de la Ville de Québec, la Manif d’art, le Lieu et les éditions Intervention, la Bibliothèque Gabrielle Roy, iXmédia, différents ministères provinciaux, le Bureau de la Capitale nationale, De Marque, Graph.
  • Au fil des rencontres, plusieurs idées sont revenues régulièrement. C’est ce que la synthèse du projet (reproduite ici) tente de « rassembler ». Le site web de Saint-Roch technoculture est une version multimédia de cette synthèse.
  • Le site « s’est fait vite et  avec des petits moyens. »
  • Son lancement a connu quelques ratés.  Le contenu ( Flash ) n’était pas repérable par les moteurs de recherche. Il a été impossible de trouver le site web via Google avant le 17 ou le 18 février (Québec horizon culture avait lieu le 16). Les courriers électroniques envoyés via le site étaient bloqués par un filtre anti spam et retournés à leurs auteurs.
  • En conséquence, le taux de visite du site a été en deçà des attentes et il n’a pour ainsi dire pas reçu de commentaires.

OÙ EN EST LE PROJET?

  • À la question, est-ce que Saint-Roch Technoculture est un projet ou une vision, M. Leclerc répond qu’il s’agit d’une vision.
  • Il n’y a pour l’instant ni plan, ni budget, et le mandat de M. Leclerc, qui pilote pour l’instant sans équipe cette initiative, n’est pas encore défini au-delà des prochaines semaines.
  • M. Leclerc est toujours en mode consultation, pour 2-3 semaines.
  • M. Leclerc souhaite développer éventuellement une nouvelle version du site, où les échanges entre les internautes et le projet seraient facilités. Il réfléchit à des options mais rien n’est encore arrêté. Alors si vous avez des suggestions à lui faire, c’est le temps…
  • Le seul budget officiellement disponible à ce jour serait celui lié au concours sur le développement du mobilier urbain. Il s’agit d’un budget de 1,2  $ millions, pour un concours à lancer à l’automne. Ce projet reste à définir.
  • En parallèle de Saint-Roch Technoculture, un autre projet, présenté par Nicolas Rioux de Ubisoft lors de Québec horizon culture, vise à faire de Québec la capitale canadienne du divertissement interactif. Ce projet est piloté par le Pôle Québec Chaudière-Appalaches. Le comité comprend des représentants de Ubisoft, Beenox, Ex-Machina, Productions 10e Avenue, Frima Studio, Studio Virtuel Concept (SVC), le Bureau de la Capitale nationale, la Ville, et Saint-Roch technoculture.
  • Note sur le dernier point: vu la convergence des mêmes acteurs, est-ce que l’on tire ici dans deux directions ou dans une seule? Est-ce que Saint-Roch technoculture est le hobby des grands studios de divertissement interactif de Québec alors que les vrais enjeux se concentrent sur cet autre projet? Ou est-ce que chaque projet vient appuyer l’autre?
  • Dernier point: Louis Leclerc souligne que la recherche (universitaire et privée) demeure encore trop absente de tous ces projets. Il cherche à faire des maillages. Est-ce qu’il y a des intéressés à l’écoute?…

Saint-Roch technoculture: synthèse du projet

bug138

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Ci-dessous, un document de travail transmis par Louis Leclerc. Celui-ci résume la vision du projet, à cette date. Le site web du projet a été réalisé sur la base de ces idées.

MISE EN CONTEXTE
La Ville de Québec a identifié ses priorités quant aux innovations dans lesquelles elle souhaite investir dans les secteurs technologiques et culturels. Elle a choisi de développer trois spécialités en innovation technologique : les neurosciences, le divertissement interactif et le développement du contenu numérique dans la production multiplateforme (cinématographique, télévisuelle, téléphonique). Culturellement, elle a choisi de se distinguer dans le développement de la relève culturelle et la jonction des arts et de la technologie.

En divertissement interactif, les entreprises de Québec du secteur sont déjà très performantes – quelques-unes étant même associées à des entreprises de taille mondiale – mais leur développement et le financement de leurs nouvelles initiatives est ralenti par la rareté de la main d’œuvre. Québec veut donc devenir un lieu majeur de formation dans ce domaine afin de permettre à celles-ci de se développer. À cet effet, l’ouverture de l’École nationale en divertissement interactif et son développement accéléré anticipé solutionneront une partie du problème. L’autre défi sera d’attirer de nouveaux talents de cette science dans notre ville.

Par ailleurs, l’apport du numérique dans la production multiplateforme (cinématographique, télévisuelle, téléphonique) est en plein développement, et Québec veut se positionner afin de devenir un lieu de spécialité dans ce domaine sur un horizon de cinq ans. Encore là, le capital et la demande sont existants et disponibles, et nos entreprises ne demandent qu’à développer cette science. L’objectif pour Québec est de comprendre les besoins de cette industrie, de se bâtir un plan de développement en fonction de ceux-ci, et d’investir dans les infrastructures voulues pour prendre de l’avance et être précurseur dans ce domaine extrêmement riche.

Québec veut aussi devenir la capitale de la relève culturelle au pays. Les jeunes qui rêvent de faire carrière dans le monde artistique doivent converger vers Québec où, comme nulle part ailleurs, les facilités nécessaires à leur formation, à l’exposition de leurs œuvres, à l’accès à la scène et à un public, à des promoteurs, à des agents, à des capacités d’enregistrement, etc., seront disponibles. La chanson populaire, la musique, l’opéra, le chant lyrique, le théâtre, les arts appliqués et l’écriture sont autant de spécialités qu’ils pourront développer à Québec.

La proximité et la jonction entre les arts et la technologie est en plein développement et Québec doit devenir un carrefour pour la recherche, le développement et la production de cette forme d’expression. À cette fin, Saint-Roch Techno Culture favorisera la convergence entre les nombreux chercheurs, laboratoires et institutions de formation du territoire, comme ceux de l’optique photonique par exemple. La présence de créateurs culturels et technologiques en un lieu géographique déterminé, créant un écosystème permettra la rencontre et la mixité des idées et des talents provenant de différents horizons, et de l’énergie propice à la création. Les créateurs artistiques et technologiques sont déjà présents dans Saint-Roch notamment par la présence d’organismes culturels et d’artistes en arts visuels qui ont accepté, grâce à des programmes incitatifs, de s’établir dans le quartier Saint-Roch et par le fait même de le réanimer il y a quelques années.

Mais non seulement les créateurs doivent-ils y évoluer, mais ils doivent y vivre pour que cet écosystème existe réellement. Cet écosystème doit nécessairement inclure la présence de lieux d’arts, de divertissement et de rencontres de toutes sortes, ainsi que la disponibilité de services propres à cette clientèle, pour que s’y développent un milieu de vie attrayant. Saint-Roch se dotera également d’une image de marque créative par son mobilier urbain et sa signalisation autant culturels que technologiques.

Saint-Roch Techno Culture positionnera Québec très distinctement et fera de notre ville une destination incontournable pour les nouveaux créateurs culturels et technologiques et favorisera la rétention et la venue de jeunes talents dans notre ville, et deviendra inéluctablement très créateur de richesse.

1.    OBJECTIFS
•    Favoriser la convergence entre les arts et la technologie pour que Québec (quartier Saint-Roch) devienne un carrefour pour la recherche, le développement et la production de cette forme d’expression
•    Attirer des créateurs culturels et technologiques en un lieu géographique déterminé, créant un écosystème favorable à la création et au réseautage
•    Doter le quartier Saint-Roch d’une image de marque culturelle et technologique par son mobilier urbain et sa signalisation

2.    CLIENTÈLE CIBLE
•    Jeunes (20-35 ans) travaillant dans les domaines technologiques et culturels

3.    PRINCIPALES CARACTÉRISTIQUES
•    MILIEU DE VIE
•    Développement de programmes d’habitation pour accession et rénovation à la propriété
•    Mobilier urbain artistique et technologique
•    Signalisation artistique et technologique
•    Secteur Wi-FI

•    LIEUX RASSEMBLEURS ET DÉCLENCHEURS
•    Bibliothèque Gabrielle-Roy
•    Complexe multimédia
•    Diamant
•    Méduse
•    Parc « Sous les bretelles »

•    ENTREPRENARIAT
•    Compagnies de jeux interactifs
•    Compagnies de contenu numérique multi plateformes
•    Plateforme multimédia

•    FORMATION ET RELÈVE
•    Université Laval – Faculté des arts visuels
•    École nationale en divertissement interactif
•    Première Ovation
•    Université du Québec – DESS en Gestion de projets créatifs

•    ÉVÉNEMENTS
•    Événement des arts et de la technologie
•    Spectacles en plein air au parc « Sous les bretelles »

Le top 10 des villes technos aux USA (Wired)

 

source=  quinn.anya

source= quinn.anya

Ça date de 2007, mais pas de gros changements depuis, on imagine:

10 Top Tech Towns

5e rang sur Google

 

source= N-ino

source= N-ino

Le présent blog arrive désormais en 5e position quand on Google « Saint-Roch technoculture ». Tout juste après le site officiel et les communiqués du gouvernement. Pas mal pour un site qui existe depuis quatre jours et qui n’est pas encore lancé officiellement…

 

update: j’avais regardé un peu vite, le site indépendant quebecurbain.com arrive en 2e.

Une ville en standby

 

source= dbz885

source= dbz885

J’ai un peu repris le fil de l’actualité ces dernières heures, à tout le moins du côté du Soleil. Pas vraiment de nouveau: 

+ La plupart des acteurs du milieu culturel se demandent où s’en va le projet.

+ L’opposition s’oppose.

+ Investir dans la culture rapporte à tout le monde.

+ Les Conservateurs ne veulent pas investir dans la culture et s’enfargent systématiquement dans le micro quand ils en parlent.

Ce qui ressort de tout cela: la ville est en standby. Beaucoup d’intervenant du milieu (et de journalistes du Soleil) s’intéressent à QHC et à l’«O4». Mais ils n’ont pas grand chose à se mettre sous la dent côté infos.

+ L’heure de gloire de la «classe créative»

+ Horizon culture écorché: les conseillers Alain Loubier et Pierre Maheux jugent que la population de Saint-Roch est la grande oubliée

+ L’art de parier

+ Les dangers du bar ouvert

+ Les propos de Daniel Petit sur la culture font jaser

Remixons Québec

 

source=Daniel Y. Go

source=Daniel Y. Go

Où avais-je la tête? Je viens tout juste de tomber sur la communauté Ning Remixons Québec, créée quelques jours avant Québec horizon culture. J’étais déjà en contact avec quelques membres du groupe, mais sans connaître leur démarche commune. Je me joins d’office à eux.

Vous connaissez d’autres initiatives du genre? Alors svp faites suivre l’info.

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Jusqu'à nouvel ordre, ce site est une archive. Je travaille sur un projet dédié au quartier Saint-Roch et ça m'enlève le temps de bloguer... À suivre. D'ici là : ALL YOU CAN EAT et MORCEAUX CHOISIS.

Auteur: François X Côté
Twitter: @__X_
Courriel: franccote@gmail.com

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