Voter avec ses pieds, ou « Putting your money where your mouth is »…

Depuis quelques heures, ma copine et moi sommes propriétaires d’une maison sur la rue Arago, pas très loin derrière La Cuisine.

Amusant. Il y a environ un an, elle et moi envisagions sérieusement de retourner vivre à Montréal, question de replonger dans le bouillon culturel de la métropole. Et puis Québec horizon culture est arrivé dans le décor, suivi de ce blog lancé pour que je trouve mes repères dans la faune locale, puis une panoplie de rencontres, puis un projet qui prend forme, etc. Qui aurait cru que notre couple de «techies» se paierait une maison dans St-Roch pour Noël 2009? On dirait un scénario écrit par le cabinet du maire…

Nous croyons en ce quartier, ça se confirme. C’est un beau défi qui cadre avec ce que nous sommes. Nous avons maintenant une base pour s’immerger dans la vie de ce quartier et mieux le rêver. Avec un lave-vaisselle en plus, la bébelle  « technoculturelle» LA plus importante pour des jeunes parents qui en ont marre de laver des petits bols à la main…

Joyeuses Fêtes

Antenne-A: l’événement le plus attendu…

Antenne-A

Antenne-A, le principal festival de musique et de technologies du quartier Saint-Roch débute dans une semaine. Du mercredi 30 septembre au dimanche 4 octobre, Québec aura droit à une rafale de spectacles et de conférences. Près d’une centaine d’artistes et conférenciers, rien de moins. En clair, ce festival est l’esprit même du Saint-Roch technoculture que l’administration Labeaume travaille à mettre en place.

Pour un avant-goût des artistes que l’on pourra entendre, voir  la page du festival sur last.fm.

Du côté des conférences, le Pecha Kucha du 30 septembre, 20h, au Cercle, est un incontournable. C’est le début d’une séries de rencontres bi-mensuelles avec les plus intéressants créateurs de la Capitale. Une dizaine d’intervenants aux profils variés (architectes, ingénieurs, danseurs, artistes en arts visuels…) feront un sprint de présentations de porte-folios on stage. Les Pecha Kucha du Cercle vont jouer un rôle clé dans le développement de la relève créative de Québec. C’est une formule éprouvée qui nous lie à un réseau international de 235 villes qui stimulent la créativité de la planète…

À part ça, il y a mon bébé, la table ronde Mon enfant 2.0: Le point sur les technologies d’apprentissage. C’est une soirée gratuite, à la Caserne de Robert Lepage. Elle est destinée aux parents qui veulent comprendre le rôle des technologies de l’information dans l’éducation de leurs enfants. On tentera de répondre à des questions du genre: qu’est-ce qui marche, qu’est-ce qui ne marche pas, et comment différencier les écoles innovantes de celles qui improvisent? Québec est un pôle de la R&D en technologies éducatives. On a regroupé les meilleurs pour l’occasion, cinq personnes qui échangeront entre eux et avec le public.

Voilà, voilà… Notons au passage qu’un des meilleurs coups d’Antenne-A est d’impliquer le milieu local: La Casbah, L’Antenne, Le Scanner, Le Cercle, La Cuisine, L’Espace Télé-Québec, L’Impérial, Avatar, Ex Machina, L’Agitée, Le Théâtre Petit Champlain, Morgan Bridge et Le Sacrilège… C’est beaucoup de logistique pour les organisateurs, mais c’est génial pour faire bouger le quartier.

Svp passez le mot: Antenne-A.

Bivouac urbain: ça commence ce vendredi

Image 41Un nouveau festival techno à Québec ça n’arrive pas tous les jours… Meilleurs voeux de succès à cet événement, qui souhaite consolider la réputation de Québec dans le monde du jeu vidéo. Ils pensent même développer de nouveaux volets, comme Philippe-Antoine Lehoux le dit lui-même dans une entrevue à hardgamers:

« Oui, et le but est d’élargir la compétition à d’autres disciplines du multimédia: court-métrage d’animation, speed modeling, création web, etc… Le trip, ce serait d’avoir plus de 500 personnes en chapiteaux dans une orgie de création, avec les meilleurs de partout sur la planète! »

À ne pas manquer!

Site officiel du Bivouac urbain

Québec au 19e rang de la liste canadienne Next Cities… C’est quoi l’affaire?

Je peux comprendre que Québec ne soit pas la première ville au pays pour ce qui est de son attrait auprès des jeunes travailleurs créatifs. Mais que Victoria soit #1 et Montréal #16… Ça ne marche pas. Êtes-vous déjà passé à Victoria? C’est beau pour finir ses jours, pas pour les commencer…

C’est dans Québec Hebdo et je n’y pige rien. Et dire que ce genre de liste a du poids… N’importe quoi.

Louis Leclerc est en poste, et la suite de ce blog.

Louis Leclerc. Source= Le Soleil, Steve Deschênes

Louis Leclerc. Source= Le Soleil, Steve Deschênes

Tout le monde intéressé par le développement de Saint-Roch a sans doute vu passer la récente nomination de Louis Leclerc à la Ville, comme responsable du développement de Saint-Roch technoculture. C’est la grosse nouvelle des dernières semaines et je le rappelle pour ceux qui reviendraient de quelques semaines de vacances. J’étais moi-même off, d’où le délais.

L’état actuel de la situation, c’est que différents projets tentent d’obtenir un appui auprès de la Ville et que, en parallèle, la Ville y va de ses propres initiatives et cherche des appuis dans la communauté pour les réaliser. Louis Leclerc en a épais sur son bureau, et il semble parti pour faire un bon travail. Le reste est une question de sous: est-ce qu’il trouvera les fonds nécessaires, au public et au privé, pour réaliser sa vision? À suivre…

Je ne m’étendrai pas davantage sur ce contexte: les journaux officiels font leur suivi, et je suis mêlé à trop de dossiers que je ne peux aborder ici sans les fragiliser.

Pour ce qui est de la suite de ce blog, maintenant que Saint-Roch technoculture est devenu davantage qu’un pitch de marketing, j’avoue que je me plairais mieux dans une formule collective. L’expérience avec Jean-François Jasmin, qui a relaté sa tournée des galeries technos de New York pour le compte du Cercle, a été révélatrice pour moi. C’est ça que j’ai envie de faire: collaborer avec plein de monde pour observer le quartier s’animer, entendre différentes voix s’exprimer dans le domaine de la créativité numérique locale.

Ça ne prendrait peut-être qu’un genre de Québec urbain, en fait, mais dédié aux technos dans Saint-Roch. Question de créer une identité et une appartenance. Est-ce que c’est Le Cercle qui va le faire? Est-ce que c’est la Ville? Est-ce que j’y serai mêlé directement? Je ne sais pas. Mais ça serait franchement intéressant, à ce stade, de voir une telle plate-forme prendre son envol.

En ce qui me concerne, ma philosophie est désormais de lâcher prise sur tous les projets qui peuvent se faire sans moi: la ville est pleine de talents et je ne peux pas tout mener de front. Je me garde quelques projets auxquels je tiens vraiment, pour le reste mon seul souhait est que Saint-Roch décolle, parce qu’il y a là un beau potentiel et un superbe défi.

Blogueur invité: JF Jasmin à New-York #4

Bonjour!
Le temps est venu de boucler la boucle après 17 jours d’agitation quotidienne à être réceptif aux esthétiques d’une ville et à ses gens qui ont certainement exercé une influence sur moi.

governors

Petit retour en arrière lors d’un dimanche passé sur Governors Island, une ancienne base militaire située dans la baie de New York au sud de Manhattan. Cet espace vert, aujourd’hui protégé pour son patrimoine historique, est l’hôte de plusieurs manifestations culturelles en période estivale. J’ai assisté au Figment, un événement annuel réunissant plus de 400 oeuvres interactives et des performances en plein air. Ce festival vise à mettre en place différents espaces de collaboration entre le public et les artistes. Les spectateurs y sont invités à grimper, dessiner, jouer ou encore créer par exemple en accrochant une bouteille de plastique sur une sculpture collective pendue sous les bras d’un arbre.
Cet événement se voulait très détendu et familial appelant de nombreux visiteurs à s’arrêter le temps d’un opéra en plein air et sa magie transportée dans la brise du fleuve Hudson.

Ce même dimanche, j’ai lu un article dans le New York Times à propos d’une association entre différentes organisations culturelles du quartier Greenwich souhaitant unifier leur voix pour affirmer leur contribution à la vitalité économique et à la qualité de vie du quartier. Aux États-Unis comme au Canada, la présente crise économique réoriente les politiques philanthropiques des donateurs privés et des fondations. Leur soutien financier étant à la baisse ou carrément suspendu, menace la survie des organismes culturels qui en dépendent. Je vous invite à découvrir l’article de Charles Isherwwod – Arts Groups Seek Safety in Numbers paru le 14 juin 2009 dans le NY Times.

3ld

L’article fait mention d’une entreprise oeuvrant dans la recherche de nouvelles scénographies liées aux technologies numériques employées pour le théâtre expérimental. 3-Legged DOG Art & Technology Center est un OSBL situé tout près du World Trade Center dont les récentes infrastructures ont remplacé celles démolies dans les événements du 11 septembre. Leurs locaux comprennent deux très grands studios multitechniques pour la production d’oeuvres multimédias à grande échelle et une troisième salle où l’on peut apercevoir un dispositif de projection 3D suivant un principe de réflexion vidéo sur une vitre inclinée à 45 degrés. Ce procédé leur permet par exemple de simuler des interactions entre des acteurs et des personnages virtuels. Dans sa mission et ses méthodes, 3LD me fait penser à 4D-ART, une entreprise montréalaise appartenant à Victor Pilon et Michel Lemieux qui ont récemment présenté un master class à la SAT.

japanS

Ceux qui ont déjà déambulé dans les rues de New York se rappellent probablement avoir croisé de nombreux regards asiatiques. Il y a bien sûr des quartiers plus imprégnés des cultures orientales, mais il y a aussi des organismes comme la Japan Society, dont la mission est de promouvoir la culture japonaise auprès des communautés américaines et asiatiques de langue anglaise. Cet organisme à but non lucratif érige en quelque sorte des passerelles culturelles et politiques entre le Japon et l’Amérique du Nord. Elle invite à expérimenter la culture japonaise tout en affirmant son influence sur la société américaine. The Japan Society met en place des expositions, des projections de films, des conférences et contribue à soutenir les arts de la scène pour un volume totalisant plus une centaine d’événements chaque année. Pour ma part, j’ai assisté à KRAZY! The Delirious World of Anime + Manga + Video Games, une exposition qui, comme son nom l’indique, est entièrement dédiée aux phénomènes liés à l’animation et ses dérivés interpellant la jeunesse de manière globale partout sur la planète.
Cette exposition itinérante est une réalisation de la Vancouver Art Gallery en coproduction avec The Japan Society. Nous sommes invités à une rétrospective des oeuvres qui ont marqué l’introduction de ce mouvement en Amérique. Ce parcours historique présente les créateurs, les personnages, les versions ultérieures, les esquisses, les Bds et tout l’univers créatif qui accompagne la réalisation de ces Mangas avant leur exportation.
Je ne pouvais malheureusement prendre de photos à l’intérieur de l’exposition, mais vous pouvez tout de même apprécier, ci-dessus, l’aménagement des lieux d’accueil du Japan Society ou encore visionner cette bande-annonce sur l’exposition KRAZY.

eyebeam1

Lors de mon séjour, j’ai visité à deux reprises Eyebeam ART & Technology Center un des centres en arts numériques les plus dynamiques de New York. Ce lieu met à la disposition d’artistes et technologues diverses ressources pour la création d’oeuvre en nouveau média. On y retrouve des ateliers de bois et de métal, plusieurs laboratoires informatiques, un laboratoire de bidouillage électronique et des studios de montage audio-vidéo. Je dirais qu’ils sont franchement bien équipés.
Ce vidéo vous permettra de mieux apprécier le genre et la diversité des créations qui y sont réalisées.
Contrairement à 3rd WARD où les professionnels indépendants louent simplement un espace de travail, les créateurs chez Eyebeam, qu’ils soient issus du public, étudiant ou professionnel, évoluent sous l’influence d’une direction artistique plus affirmée. Ils sont sélectionnés sur une base d’appels à projet tant pour réaliser un stage, une résidence ou encore pour travailler sur une recherche spécifique. Comme exprimé dans sa mission, Eyebeam n’est pas une organisation hermétique, bien au contraire, ils sont très actifs sur le plan de la création et de la diffusion de contenus artistiques et de technologies libres.
Eyebeam is an art and technology center that provides a fertile context and state-of-the-art tools for digital research and experimentation. It is a lively incubator of creativity and thought, where artists and technologists actively engage with culture, addressing the issues and concerns of our time. Eyebeam challenges convention, celebrates the hack, educates the next generation, encourages collaboration, freely offers its contributions to the community, and invites the public to share in a spirit of openness: open source, open content and open distribution.

mixerV

J’ai assisté à la soirée MIXER : VERSION, un événement où public était invité à participer à une dizaine d’installations interactives sous la thématique du remix. Même si j’ai apprécié l’excentricité de cette soirée, je ne suis pas tombé en bas de ma chaise pour aucun des projets présentés. On pouvait assister à des séances de piratage d’ondes hertziennes,  des Youtube Battle, la chorégraphie d’une toile numérique par capture de mouvements, dans l’ensemble c’était du déjà vu. Je ne peux m’appuyer sur une seule soirée pour évaluer la richesse de cet espace culturel qui au premier abord me semble extrêmement prolifique et diversifié.
New York est gigantesque, mais au niveau des centres d’artistes, elle est habitée par plusieurs petites entreprises ce qui la rend très accessible et moins élitiste que l’on pourrait imaginer. Comme dans plusieurs localités, il semble exister une certaine confrérie au sein des organismes habitant un même quartier. Les gestionnaires d’Exit Art ont mentionné qu’ils développaient différentes plates-formes d’échanges de visibilité, de soutien technique ou administratif avec Eye Beam. Les organismes de Greenwich unissent leur voix sur le plan politique pour se soutenir en temps de crises.  Si la passion nous interpelle, soyons à l’écoute notre créativité, car l’énergie à déployer pour mettre au monde dans un nouvel environnement artistique à Québec ou à New York est la même.
Je vous laisse avec le récapitulatif des adresses visitées, et je vous dis à très bientôt pour notre prochaine rencontre au Cercle!
JF

Québec a maintenant sa twibe (tribu Twitter)

Image 27Si vous voulez savoir ce qui se gazouille à Québec, ça se passe désormais sur la twibe de Québec. C’est un bon moyen de savoir ce que pense Québec en temps réel. Ou, à tout le moins, ce qui intéresse une belle bande de branchés de la Capitale. Évidemment, n’hésitez pas à vous y inscrire.

Merci à Nicolas Roberge pour cette initiative!

Le Cégep de Limoilou reconnu comme l’un des meilleurs centres de formation 3DS Max en Amérique du Nord!

Le Cégep de Limoilou se démarque de plus en plus dans le domaine de la création numérique. Voilà qu’ils auraient remporté un North America Award for Distinguished Performance in Autodesk 3DS Max Software Training. Une rapide recherche ne m’a pas donné de détails sur ce prix, voir le  Québec Hebdo pour la nouvelle.

Notons au passage que le Cégep de Limoilou a/aura aussi une ÉNORME salle de broadcast dédiée exclusivement à l’enseignement.

Blogueur invité: JF Jasmin à New-York III

Bonjour chers amis,
Today, it’s raining cats and dogs, alors j’en profite pour vous partager une réflexion entièrement dédiée à la première moitié de mes escapades musicales. Avec plus d’une centaine de concerts annoncés, ce jeudi par exemple, dans le Village Voice, il ne manque pas de choix au menu.
Mon approche était assez simple : une bonne demi-heure de Myspace ou de Last.fm chaque jour pour me faire une oreille aux musiques qui m’étaient inconnues. Autrement, j’optais pour des artistes familiers qui n’ont pas l’habitude de tourner à Montréal ou à Québec.
L’aventure débuta au 55th Bar, dans Greenwich Village, où l’on retrouve une grande proportion des clubs de Jazz de Manhattan. Il est cependant remarquable d’apercevoir si peu de musiciens noirs sur les scènes de ce quartier.  Je n’ai pas fréquenté les clubs de Harlem, mais j’ai l’impression que le Jazz afro-américain fourmille encore dans un univers séparé des quartiers huppés, blancs et touristiques.
Je n’émets ici qu’une hypothèse, mais croyez-vous que l’institutionnalisation de l’enseignement musical dans les universités et les conservatoires aurait limité l’accès aux communautés moins fortunées, notamment les communautés noires, aux écoles supérieures de musique? Comme le désir d’appendre soit auprès des tuteurs privés, des mentors, ou bien d’autres modèles, les autodidactes, pour qui l’apprentissage de la musique reste un processus très personnel, empruntent aujourd’hui de multiples voies d’expression. De ce fait, l’apprentissage autonome attire davantage la jeunesse à se réaliser dans de nouvelles formes telles que le reggae, le rock, le hip-hop, 55bar

Revenons à ma couverture musicale. Cette première soirée au 55th Bar était dirigée par Todd Sickafoose, le contre-bassiste d’Ani Difranco, considéré comme un pilier de la scène jazz new-yorkaise. Dans ce demi-sous-sol, occupé à pleine capacité, s’entassaient dans cinq mètres carrés, le contre-bassiste, une violoniste magnifiquement enceinte, un saxophoniste baryton et ténor, un tromboniste, un guitariste et une percussionniste. Sept musiciens à l’écoute les uns les autres et dont le contrôle et la finesse dans le jeu me procura un émerveillement plus spectaculaire que les performances solos que l’on entend dans les jams où les trios sont parfois trop hétérogènes.

Image 2
Le deuxième bonbon que je me suis offert fut le concert de Band of Horses au Carnegie Hall. Cette performance se voulait « acoustique », mais en réalité il ont simplement laissé leur pédales de distortion de côté. Imaginez-vous une immense salle comme Wilfrid Pelletier qui, malgré ses dimensions olympiques, renvoie parfaitement la voix chargée en Reverb de Ben Bridwell dont les mélodies vocales et les riffs mélodramatiques ont provoqué plusieurs échos et frissons au sein public.
vanderslice1

La soirée tant attendue arriva! Le concert de Tallest Man on Earth au Bowery Ballroom s’annonçait prometteur. Il fut précédé par John Venderslice dont la musique porte en elle-même une bonne dose d’éclectisme: rock, progressif, country et même un peu de punk. Appuyée par une voix très affirmée, sa musique évolutive tant dans les guitares que les synthétiseurs nous emporte dans une trame musicale où les modulations de rythmes, de tonalités contribuent à définir sa personnalité, son originalité.

01

The Tallest Man on Earth est en fait un jeune suédois, pas très grand, jouant en solo sur scène simplement accompagnée de sa guitare et chantant avec une voix à la Dylan mais plus roque. Sa musique folk-country
-bluegrass revisite avec une approche très contemporaine un genre musical où il est difficile d’innover, et ce, sans introduire de nouveaux instruments ou d’ambiances électroniques. Il exploite sans cesse des accordages open tuned majeur ou mineur et exécute un picking bluegrass sans faille et très émotif. Toutefois, en parcourant l’ensemble de ses chansons, on réalise à quel point il ne change jamais de technique. Il reprend sensiblement le même doigté, variant l’emplacement du capot ou son Tunning selon la tonalité désirée. J’avoue que ça devient un peu agaçant à la longue, en spectacle, le manque de nuance est plus flagrant.
Tout de même, il est encore jeune et n’a produit qu’un seul album. Si certains aiment porter une attention aux paroles, je vous assure que sa vraie créativité s’exprime dans un imaginaire littéraire saisissant. On y découvre une poésie riche en métaphores dont le sens, toujours enraciné dans le concret, nous invite facilement à s’approprier le texte.
The Tallest man on Earth est déjà une belle révélation pour la relève folk – country – blues – bluegrass – vous pouvez les aligner, mais ne manquez pas d’y prêter l’oreille.
Sur ce, bonne fin de semaine!
JF

Quoifaireaquebec.com: nouvelle version en ligne

212159782_9adee5b425Quoifaireaquebec semble avoir pris notes des suggestions qui lui ont été adressées, notamment sur O4. Ils lancent aujourd’hui de nouvelles fonctionnalités: des vidéos, un RSS, et leurs activités sur Twitter, Facebook et Delicious.

Est-ce que c’est à la hauteur des attentes? Mes amis critiques d’interfaces et de services web sauront mieux le dire que moi. Personnellement je salue l’effort. Mais je me demande comment ils vont faire pour financer toutes ces activités, et pour maintenir un trafic suffisant.

Quelqu’un a des suggestions? Que feriez-vous pour positionner un tel service et pour le maintenir en vie?…

update: moi je prendrais bien un service de garde Quoifaireaquebec, pour pouvoir profiter de toutes ces activités… Ou un Crédit d’impôt pour frais de garde à des fins de participation à la vie culturelle d’une ville

Page suivante »


Jusqu'à nouvel ordre, ce site est une archive. Je travaille sur un projet dédié au quartier Saint-Roch et ça m'enlève le temps de bloguer... À suivre. D'ici là : ALL YOU CAN EAT et MORCEAUX CHOISIS.

Auteur: François X Côté
Twitter: @__X_
Courriel: franccote@gmail.com

Catégories

 

février 2010
D L Ma Me J V S
« déc    
 123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28